Exemple de projet mêlant sortie de découverte de la nature, un atelier d'écriture et une activité artistique :

Des grues de papier associées à un haïku, poème japonais

Le but, parvenir à 1000 grues !

 

 

 

 

Au Japon, il est une tradition de plier mille grues de papier par ou pour une personne malade. Après la Seconde Guerre mondiale, une jeune fille, habitante d'Hiroshima, Sadako Sasaki, atteinte de la ''maladie de la bombe'', a commencé à plier ses mille grues. Malheureusement, elle n'a pu arriver au terme de cette œuvre. Ses ami(e)s ont alors terminé ce qu'elle avait commencé et, depuis, la grue en papier est devenue un symbole de paix (voir « Les Mille oiseaux de Sadako » de Eleanor Coerr).

 

Face aux événements et aux problèmes environnementaux d'aujourd'hui (guerre, chute de biodiversité, dérèglement climatique, épuisement des ressources, pollutions), face aux conséquences des trop souvent mauvaises relations aux autres et à la nature, voici une proposition : plier des grues en papier (deux, trois, dix, cent, à terme mille...), porteuses d'un texte poétique, et les accrocher ensemble.

 

La première étape du projet est de partir en balade dans la nature et de prêter attention aux petits événements qui s'y passent (une grenouille qui saute dans l'eau, une mésange charbonnière une chenille dans le bec...). Ensuite, il s’agit de créer un haïku (petit poème japonais de 3 vers, 17 syllabes réparties en 5/7/5) sur cette observation, un des enjeux étant la création d'une œuvre qui permettra à celle/celui qui la lit de s'en faire une scène.

L’étape suivante est de découper une feuille A4 en un carré de 21cmx21cm et d’écrire son haïku sur la bande restante. Le carré est ensuite transformé en grue de papier, puis la bande attachée à la grue avec une ficelle. Ensuite, la grue est pendue avec les autres, et accrochées dans un lieu public.

 

Deux haïkus :

 

Un vieil étang

Une grenouille y plonge

Plop !

                        Bashô (1644-1694)

(Traduction du japonais, ne pas rechercher les 5/7/5)

 

La charbonnière

Une chenille dans le bec

Ne cesse de chanter

                        BV

 

Objectifs :

 

Avant tout, se faire du bien, en se rendant dans la nature, en la découvrant autrement, et en créant un poème, puis une oeuvre individuelle et collective ;

Associer activités artistiques et découverte de la nature proche ;

La sortie permet de se connecter à la nature et de découvrir la biodiversité qui nous entoure, et ces petites « choses » auxquelles nous ne prêtons pas souvent attention ;

La création d'un haïku permet, d'une part, de mettre en mots une observation en vue de la partager avec l'autre et, d'autre part, de l'inscrire en soi. Cette « inscription » permettra, par la suite, de « cristalliser » la sortie, l'ensemble du projet, mais aussi, comme constaté par la psychologie positive, de préparer le terrain pour des changements de comportement ;

L’écriture, elle, permet de concrétiser un mouvement extérieur, intérieur, extérieur, et de garder une trace physique d’un instant. Elle permet ensuite, et bien sûr, de partager et de communiquer avec l’autre ;

L'origami permet de constater l'importance de l'attention ou du temps à consacrer pour réaliser un travail, les conséquences de l'attention portée à l'activité artistique (sur le ressassement par exemple) ;

Les activités, artistiques en particulier, font travailler le corps, le coeur et l'esprit de chacun, ou les sensations, les émotions et les intelligences. Et il est important de se rappeler combien une activité artistique améliore notre humeur et notre confiance en nous, nous aide à lâcher prise, le tout dans le plaisir;

L'association de deux réalisations amplifie encore les effets de chacune des activités ;

Enfin, l'association des œuvres individuelles pour la création d'une œuvre collective, diversifiée, colorée, donne une portée plus grande au projet (une telle œuvre collective, d’environ 200 grues, est accrochée dans le hall d'un collège depuis plusieurs années).

 

Méthode résumée :

  • Sortie dans la nature proche pour récolter des instantanés, petites « choses » croisées au hasard de la sortie. La sortie associera activités naturalistes (reconnaissance des arbres, des oiseaux, des traces, etc.), lecture de textes, contes ;
  • Pliage d'une grue en papier (origami) avec des papiers colorés ;
  • Création d'un haïku sur le « petit rien » croisé lors de la sortie ;
  • Écriture du haïku sur la bande restante et accrochage sous la grue de papier ;
  • Accrochage de la grue avec les autres pour créer une œuvre collective pour la planète ;
  • Photo de l'oeuvre collective (les photos pourront être rassemblées sur cette même page).

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le même principe (une sortie dans la nature à la découverte de la faune et de la flore, accompagnée de contes, associé à un atelier d'écriture et artistique), sortie escargot (éloge de la lenteur, conte de l'escargot, recherche de coquilles et d'escargots, etc.), écriture d'un petit poème et réalisation d'un poème de papier sous forme de spirale. Ici, atelier dans un Centre Hospitalier, avec réalisation de spirales de papier sur différents poèmes liés à l'escargot :

 

 

 

 

 

 

 

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