A partir de 2022, un nouveau projet : fabriquer 1000 grues de papier pour la planète, associées chacune à un haïku, poème japonais

 

 

 

 

Au Japon, il est une tradition de plier mille grues de papier par ou pour une personne malade. Après la Seconde Guerre mondiale, une jeune fille, habitante d'Hiroshima, Sadako Sasaki, atteinte de la ''maladie de la bombe'', a commencé à plier ses mille grues. Malheureusement, elle n'a pu arriver au terme de cette œuvre. Ses ami(e)s ont alors terminé ce qu'elle avait commencé et, depuis, la grue en papier est devenue un symbole de paix (voir « Les Mille oiseaux de Sadako » de Eleanor Coerr).

 

Face aux problèmes environnementaux majeurs d'aujourd'hui (chute de biodiversité, dérèglement climatique, épuisement des ressources, pollutions), face surtout aux conséquences des trop souvent mauvaises relations aux autres et à la nature, voici une proposition : plier des grues en papier (deux, trois, dix, cent, à terme mille...), porteuses d'un texte poétique, et les accrocher (physiquement et virtuellement) ensemble.

 

La première étape du projet, pour chaque groupe, est de partir en balade dans la nature et de prêter attention aux petits événements qui s'y passent (une grenouille qui saute dans l'eau, une mésange charbonnière une chenille dans le bec...). Ensuite, il s’agit de créer un haïku (petit poème japonais de 3 vers, 17 syllabes réparties en 5/7/5) sur cette observation, un des enjeux étant la création d'une œuvre qui permettra à celle/celui qui la lit de s'en faire une scène.

L’étape suivante est de découper une feuille A4 en un carré de 21cmx21cm et d’écrire son haïku sur la bande restante. Le carré est ensuite transformé en grue de papier, puis la bande attachée à la grue avec une ficelle. Ensuite, la grue est pendue avec d’autres, une photo est prise, et toutes les photos sont assemblées pour arriver, à terme, à une œuvre de 1000 grues pour la planète.

 

Deux haïkus :

 

Un vieil étang

Une grenouille y plonge

Plop !

                        Bashô (1644-1694)

(Traduction du japonais, ne pas rechercher les 5/7/5)

 

La charbonnière

Une chenille dans le bec

Ne cesse de chanter

                        BV

 

Objectifs :

 

Associer activités artistiques et découverte de la nature proche afin de créer une œuvre individuelle et collective en vue de protéger la nature.

La sortie permet de se relier à la nature et de découvrir la biodiversité qui nous entoure, et ces petites « choses » auxquelles nous ne prêtons pas souvent attention.

La création d'un haïku permet, d'une part, de mettre en mots une observation en vue de la partager avec l'autre et, d'autre part, de l'inscrire en soi. Cette « inscription » permettra, par la suite, de « cristalliser » la sortie entière, l'ensemble du projet, mais aussi, comme constaté par la psychologie positive, de préparer le terrain pour des changements de comportement.

L’écriture, elle, permet de concrétiser un mouvement extérieur, intérieur, extérieur, et de garder une trace physique d’un instant. Elle permet ensuite, et bien sûr, de partager et de communiquer avec l’autre.

L'origami permet de constater l'importance de l'attention ou du temps à consacrer pour réaliser un travail, les conséquences de l'attention portée à une activité artistique (sur le ressassement par exemple).

Les activités, artistiques en particulier, font travailler le corps, le coeur et l'esprit de chacun, ou les sensations, les émotions et les intelligences, ou encore le percept, l'affect et le concept. Et il est important de se rappeler combien une activité artistique améliore notre humeur et notre confiance en nous, nous aide à lâcher prise, le tout dans le plaisir.

L'association de deux réalisations amplifie encore les effets de chacune des activités.

Enfin, l'association des œuvres individuelles pour la création d'une œuvre collective, diversifiée, colorée, donne une portée plus grande au projet (une telle œuvre collective, d’environ 200 grues, est accrochée dans le hall d'un collège depuis plusieurs années) et initiera un mouvement pour notre planète.

 

Méthode résumée :

  • Sortie dans la nature proche pour récolter des instantanés, petites « choses » croisées au hasard de la sortie. La sortie associera activités naturalistes (reconnaissance des arbres, des oiseaux, des traces, etc.), lecture de textes, contes ;
  • Pliage d'une grue en papier (origami) avec des papiers colorés ;
  • Création d'un haïku sur le « petit rien » croisé lors de la sortie ;
  • Écriture du haïku sur la bande restante et accrochage sous la grue de papier ;
  • Accrochage de la grue avec les autres pour créer une œuvre collective pour la planète ;
  • Photo de l'oeuvre collective (les photos seront rassemblées sur cette même page).

Soit deux 1/2 journées suivies ou non.

 

Tarif : 300 € tout compris

 

 

 

 

 

 

 

 

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